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Auction archive: Lot number 250

ANDY WARHOL (1928-1987)

Estimate
€60,000 - €80,000
ca. US$78,970 - US$105,293
Price realised:
€95,000
ca. US$125,036
Auction archive: Lot number 250

ANDY WARHOL (1928-1987)

Estimate
€60,000 - €80,000
ca. US$78,970 - US$105,293
Price realised:
€95,000
ca. US$125,036
Beschreibung:

MARILYN MONROE (MARILYN) , 1967 (Feldman & Schellmann, II.23) Sérigraphie en couleurs Signée «Andy Warhol» et numérotée 38-250 au dos Aetna Silkscreen Products, Inc. Imprimeur, New York Factory Additions Editeur, New York Dimensions : 91,4 x 91,4 cm Andy Warhol Marilyn Monroe , 1967 5 août 1962: la mort de Marilyn Monroe ébranle la planète. Sex symbole et incarnation du glamour, sa disparition soudaine provoque une déferlante dans les médias. Pendant des semaines elle sera, seule, le sujet des grands quotidiens. Bouleversé... par le retentissement médiatique de cet événement, Andy Warhol achète quelques jours après sa mort une photographie de la star datant des années cinquante. Il la découpe alors sous le menton, et la fait convertir en écran de sérigraphie. L'icône rejoint l'objet de culte. Pape du Pop, Warhol est celui qui transgresse les frontières artistiques en les abolissant. Le «high art» se mêle au « low art», comme les supermarchés aux musées...Dès lors, en choisissant de traiter en sérigraphie cette femme inaccessible, l'artiste l'offre à tous: la divine devient multiple. «Fabriquée» et reproduite en nombre, la nouvelle Joconde du XXe siècle incarne désormais un nouvel idiome visuel. Parce qu'en désacralisant l'unique, Warhol démocratise le mythe. Iconique et lacunaire, le portrait ainsi représenté annihile le portrait pour mettre en valeur le sujet, électrisant soudainement les traits du visage de Marilyn...plutôt que sa peau. Saisissante, il révèle de la star son aura, son image apparaissant bordée de flash de lumières -si vives- chères à Warhol. Différente, la blonde sulfureuse ainsi représentée, laisse place au mystère. Presque irréelle, cette Marilyn, récupérée et détournée, nous apparaît plus secrète. Caressant le visage de cette beauté à la sérigraphie, Warhol l'esquisse au travers la pénombre. Sa méthode semimécanique confère à l'oeuvre un effet pictural que sous-tend un caractère artisanal, non prémédité sans doute. A partir de la quantité de pigments étalée sur l'écran sérigraphique, ainsi que de la pression exercée sur la raclette, on décèle la matérialité vivante qui offre un supplément d'âme à cette oeuvre. En effet, les raccords et irrégularités revêtent un dynamisme gestuel qui lui délivre une touche humaine... Sans doute parce que Warhol interroge, en effaçant peu à peu les contours de son portrait, la précarité de la beauté et par là-même celle de la vie. Flottant dans un espace indéterminé, pareil à un astre, le visage de Marilyn connote ainsi une dimension spectrale. Fragment éclaté, sa figure est détachée de son corps. En recouvrant le papier, par un surplus d'artifice, l'artiste fait s'effriter l'évidence: l'infaillible ressemblance entre le visage et le portrait...le rendant paradoxalement plus parfait. Parce qu'à bien des égards, Warhol incarne ce peintre de la vie moderne dont Baudelaire rêvait tant... En morcelant l'étoile devenue immortelle, Andy Warhol évoque par cette vanité, si belle, un véritable memento mori... Sous nos yeux, encore éblouis, Marilyn peu à peu s'évanouit, offerte et intime.

Auction archive: Lot number 250
Auction:
Datum:
3 Apr 2012
Auction house:
SAS Cornette de Saint Cyr
46 avenue Kléber
75116 Paris
France
[email protected]
+33 (0)1 47271124
Beschreibung:

MARILYN MONROE (MARILYN) , 1967 (Feldman & Schellmann, II.23) Sérigraphie en couleurs Signée «Andy Warhol» et numérotée 38-250 au dos Aetna Silkscreen Products, Inc. Imprimeur, New York Factory Additions Editeur, New York Dimensions : 91,4 x 91,4 cm Andy Warhol Marilyn Monroe , 1967 5 août 1962: la mort de Marilyn Monroe ébranle la planète. Sex symbole et incarnation du glamour, sa disparition soudaine provoque une déferlante dans les médias. Pendant des semaines elle sera, seule, le sujet des grands quotidiens. Bouleversé... par le retentissement médiatique de cet événement, Andy Warhol achète quelques jours après sa mort une photographie de la star datant des années cinquante. Il la découpe alors sous le menton, et la fait convertir en écran de sérigraphie. L'icône rejoint l'objet de culte. Pape du Pop, Warhol est celui qui transgresse les frontières artistiques en les abolissant. Le «high art» se mêle au « low art», comme les supermarchés aux musées...Dès lors, en choisissant de traiter en sérigraphie cette femme inaccessible, l'artiste l'offre à tous: la divine devient multiple. «Fabriquée» et reproduite en nombre, la nouvelle Joconde du XXe siècle incarne désormais un nouvel idiome visuel. Parce qu'en désacralisant l'unique, Warhol démocratise le mythe. Iconique et lacunaire, le portrait ainsi représenté annihile le portrait pour mettre en valeur le sujet, électrisant soudainement les traits du visage de Marilyn...plutôt que sa peau. Saisissante, il révèle de la star son aura, son image apparaissant bordée de flash de lumières -si vives- chères à Warhol. Différente, la blonde sulfureuse ainsi représentée, laisse place au mystère. Presque irréelle, cette Marilyn, récupérée et détournée, nous apparaît plus secrète. Caressant le visage de cette beauté à la sérigraphie, Warhol l'esquisse au travers la pénombre. Sa méthode semimécanique confère à l'oeuvre un effet pictural que sous-tend un caractère artisanal, non prémédité sans doute. A partir de la quantité de pigments étalée sur l'écran sérigraphique, ainsi que de la pression exercée sur la raclette, on décèle la matérialité vivante qui offre un supplément d'âme à cette oeuvre. En effet, les raccords et irrégularités revêtent un dynamisme gestuel qui lui délivre une touche humaine... Sans doute parce que Warhol interroge, en effaçant peu à peu les contours de son portrait, la précarité de la beauté et par là-même celle de la vie. Flottant dans un espace indéterminé, pareil à un astre, le visage de Marilyn connote ainsi une dimension spectrale. Fragment éclaté, sa figure est détachée de son corps. En recouvrant le papier, par un surplus d'artifice, l'artiste fait s'effriter l'évidence: l'infaillible ressemblance entre le visage et le portrait...le rendant paradoxalement plus parfait. Parce qu'à bien des égards, Warhol incarne ce peintre de la vie moderne dont Baudelaire rêvait tant... En morcelant l'étoile devenue immortelle, Andy Warhol évoque par cette vanité, si belle, un véritable memento mori... Sous nos yeux, encore éblouis, Marilyn peu à peu s'évanouit, offerte et intime.

Auction archive: Lot number 250
Auction:
Datum:
3 Apr 2012
Auction house:
SAS Cornette de Saint Cyr
46 avenue Kléber
75116 Paris
France
[email protected]
+33 (0)1 47271124
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